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ICONOGRAPHIE DU PEUPLE
CORÉEN DU
NORD DE LA PÉNINSULE
On se rend parfois en RPDC pour rapporter des preuves : de la misère, de la dictature, de la mise en scène du régime. Les acteurs de ces enquêtes culturelles,  intrépides explorateurs, témoignent de la confiscation de la parole, de la théâtralisation généralisée, des manifestations de la contrainte. On part certain du fait qu’on va être trompé, que ce qu’on nous donne à voir témoigne, paradoxalement, de ce que l’on nous cache, que Pyongyang est une ville-Potemkine où demeurent les privilégiés du régime, et suspectant donc, par conséquent, que les campagnes, dans lesquelles on ne nous emmène pas (sauf quelques fermes coopératives modèles), cachent une misère invisible mais sensible. Sans parler du fameux camp Yodok, au nord, dont la RPDC nie l’existence mais dont Amnesty présente des images satellites qui en prouvent l’existence.

Le peuple du Nord : comment le montrer ? D’un côté les représentations idylliques du Nord, de l’autre des clichés aussi, toujours les mêmes : les voyages organisés nous présentent les mêmes sites, sous contrôle, et Internet les mêmes défilés au pas de l’oie place Kim Il-sung, les statues incontinemment représentées de Mansudae, les éternelles images de la famine de 1995.

Le peuple du Nord demeure une abstraction, une invention, au service, d’un côté, de l’apologie du pouvoir, de l’autre, de sa dénonciation, et nulle représentation ne viendra à bout de cette aporie, hormis peut-être la banalité.
Les images présentées ici n’ont pas cherché l’insolite, le bizarre ou l’exotique, elles se sont contentées de capter, fidèles à leur contexte touristique, c’est à dire dans le cadre de voyages organisés, en 2014 et 2015, ce qui était donné à voir à la surface de la RPDC.